Schumann Robert – An die Sterne

An die Sterne – Op. 41, n°1

Robert Schumman
(1810 – 1856)

DES AIDES A LA PRONONCIATION

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Ecoutez Anne-Marie Magréau . . .

Sterne, in des Himmels Ferne ! die mit Strahlenbessrer Welt, ihr die Erdendämmrung hellt: Sterne, in des Himmels Ferne!

schau’n nicht Geisteraugen von euch erden wärts, dass sie Frieden hau chen in’s umwölkte Herz !

Sterne, in des Himmels Ferne ! träumt sich auch in jenem Raum eines Lebens flücht’ger Traum ? Sterne, in des Himmels Ferne !

hebt Entzücken, Wonne, Trauer, Wehmut, Schmerz, jenseit unsrer Sonne auch ein fühlend Herz !

Sterne, in des Himmels Ferne ! winkt ihr nicht schon Himmels ruh mir aus euren Fernen zu ?

Wird nicht einst dem Müden auf den goldnen Au’n ungetrübter Frieden in die Seele tau’n !

Sterne, Sterne, bis mein Geist den Fittig hebt, und zu eurem Frieden schwebt,

hang’ an euch mein Sehnen, hoffend, glaubevoll !

O ihr holden, schönen, könnt ihr täuschen wohl ?

1. Étoiles dans le lointain du ciel !
dont les rayons d’un monde meilleur
éclairent la terre crépusculaire ;
étoiles dans le lointain du ciel !
Des yeux fantômes ne jettent-ils
point d’en haut un regard sur terre
afin d’insuffler la paix
dans le cœur enténébré ?

2. Étoiles dans le lointain du ciel !
Rêve-t-on aussi en votre espace
le rêve fugace de la vie ?
Étoiles dans le lointain du ciel !
Le ravissement, la volupté,
Le deuil, la mélancolie, la douleur,
émeuvent-ils aussi au-delà
de notre soleil un cœur sensible ?

3. Étoiles dans le lointain du ciel !
N’est-ce pas déjà le repos du ciel
que vous me signalez du lointain ?
Pour l’âme de celui qui est las
dans les champs dorés
n’y aura-t-il point un jour
une paix sans mélange ?

4. Étoiles, en attendant
que mon esprit soulève ses ailes
et s’envole vers votre paix,
je suspends à vous mes désirs,
plein d’espoir et de confiance !
Astres beaux et charmants,
pourriez-vous me tromper ?