Bernstein, Leonard – Chichester Psalms

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CHICHESTER PSALMS
(in Three Movements)

LEONARD BERNSTEIN

Le Livret partition est
fourni par l’association.

Chichester Psalms (1965) est l’une des œuvres chorales les plus célèbres et accessibles de Leonard Bernstein .

Divisée en trois mouvements, elle rassemble différents psaumes bibliques chantés en hébreu.

Œuvre lumineuse, rythmée et profondément humaine. Bernstein y mélange avec génie l’énergie du jazz et de Broadway, la grandeur de la musique classique et la ferveur des chants sacrés. Le contraste est saisissant; des moments de pure joie, très rythmés et dansants qui alternent avec des mélodies d’une tendresse infinie, appelant à la paix et à la fraternité.

Deux versions pour les interprètes : L’œuvre existe dans sa version originale pour grand orchestre symphonique, mais Bernstein en a écrit une version « réduite » (intimiste et très souvent interprétée) pour orgue, harpe et percussions, mettant merveilleusement en valeur les voix.

GUIDE DE PRONONCIATION

  • Toutes les voyelles (et diphtongues) se prononcent comme en italien.
  • Toutes les consonnes se prononcent comme en anglais, à l’exception de :H
  • – H légèrement guttural, mais pas aussi guttural que CH, qui se prononce comme en allemand (Buch)
  • le R roulé, si possible, comme en italien.
  • lorsque L’apostrophe apparaît après une consonne telle que Y ou L, elle doit être considérée comme une voyelle, et se voir attribuer la valeur syllabique qui suit ; Il ’agit alors d’une voyelle « neutre », (un peu comme le E muet en français) sinon elle doit être ignorée.

Movement 1
Psalm 108, vs. 2
Psalm 100, entier

Movement 2
Psalm 23, entier
Psalm 2, vs. 1-4

Lire et écouter la partition…

Movement 3
Psalm 131, entier
Psalm 133, vs. 1

Lire et écouter la partition…

Ecouter et enregistrer en MP3…

L‘Histoire de l’œuvre

En 1965, Leonard Bernstein est au sommet de sa gloire, mais il traverse une période de doute artistique. Fatigué par les exigences de la musique contemporaine d’avant-garde (souvent très complexe et atonale), il s’accorde une année sabbatique loin de la direction de l’Orchestre philharmonique de New York pour composer.

C’est à ce moment qu’il reçoit une commande du révérend Walter Hussey, doyen de la cathédrale de Chichester en Angleterre, pour un festival choral. Libéré des contraintes, Bernstein choisit d’écrire une œuvre résolument tonale, mélodique et accessible. Il dira lui-même que cette pièce est « la plus joyeuse et la plus pure » qu’il ait jamais écrite.

Structure et Contenu : Le Sacré en mouvement
L’œuvre, d’une durée d’environ 18 à 20 minutes, est divisée en trois mouvements. Elle rassemble six psaumes bibliques (ou extraits) chantés dans leur texte d’origine, en hébreu.

1. Premier mouvement (Psaumes 108 et 100)
L’ambiance : Une explosion d’énergie.

Ce qu’on y entend : Après une introduction dramatique, l’œuvre bascule dans une danse joyeuse et rythmée à 7 temps (un rythme asymétrique très moderne). C’est une louange festive, presque profane, où le chœur exprime une joie éclatante.

2. Deuxième mouvement (Psaumes 23 et 2)
L’ambiance : Le contraste dramatique.

Ce qu’on y entend : Ce mouvement commence par l’une des plus belles mélodies de Bernstein (le fameux psaume du « Berger », Le Seigneur est mon berger), confiée à un soliste enfant (garçon soprano ou alto) accompagné par la harpe. Cette paix pastorale est soudainement interrompue par le chœur des hommes qui surgit avec violence pour évoquer la fureur des nations. La mélodie de l’enfant revient ensuite, superposée à ces grondements, symbolisant l’innocence face à la guerre.

3. Troisième mouvement (Psaumes 131 et 133)
L’ambiance : La réconciliation et la paix.

Ce qu’on y entend : Après un prélude instrumental intense et douloureux aux cordes, la musique s’apaise. Le chœur entonne une berceuse d’une immense tendresse, douce et humble. L’œuvre s’achève dans un murmure, sur un accord final d’une pureté absolue, comme un vœu de fraternité universelle.

Pourquoi cette œuvre est unique ?
Le choc des cultures : Bernstein fait chanter l’hébreu (la tradition juive) dans une cathédrale anglicane (la tradition chrétienne), créant un pont œcuménique puissant.

L’ADN de Broadway : Pour le deuxième mouvement, Bernstein a réutilisé des thèmes mélodiques qu’il avait initialement écartés de sa célèbre comédie musicale West Side Story. On y retrouve cette même efficacité rythmique et cette tension dramatique.

Deux versions pour les interprètes : L’œuvre existe dans sa version originale pour grand orchestre symphonique, mais Bernstein en a écrit une version « réduite » (intimiste et très souvent interprétée) pour orgue, harpe et percussions, mettant merveilleusement en valeur les voix.

En résumé, les Chichester Psalms sont un chef-d’œuvre de la musique chorale du XXe siècle : une pièce profondément spirituelle, mais habitée par la théâtralité et l’optimisme contagieux de Leonard Bernstein.